Un samedi au calme

Une contrebasse, une batterie et une guitare : c’est la base de 5 for Trio. Instrumentalistes de talent, les trois maîtres ont commencé la soirée avec quelques-unes de leur composition bien maîtrisées. Je suis restée un peu froide devant cette performance, peut-être parce que j’ai trouvé leur présence scénique très peu entrainante. L’intensité musicale y était, les solos étaient plus qu’impressionnants, mais il manquait un petit quelque chose en mon sens. J’aurais aimé qu’ils me tendent plus la main pour entrer dans leur bulle.

Antoine Lachance, que j’ai vu avaler un whisky avant de monter sur scène, a fait lever un peu plus la foule. Bête de scène, il est en connexion avec sa guitare et joue de celle-ci du bout des doigts, comme un rocker des années 80. Il a un timbre vocal particulier qui a fait sourire mes oreilles. Par contre, j’ai trouvé que ses mots d’entre-tounes étaient un peu trop longs et inutiles. Pas besoin de nous mettre en contexte à ce point et de tout nous raconter à l’avance ; la chanson parle d’elle-même.  Mais bon, je fais ma difficile, c’était tout de même un bon spectacle.

Mes épaules sont lourdes, mon cœur est en neige. Quand on se fait oublier par les autres et par soi-même.

Julien Gagné et Basta : excellent. Malgré le fait que le chanteur ne chante pas vraiment mais hurle plutôt, j’ai trouvé les paroles d’une profondeur touchante et troublante. Plusieurs textes étaient vraiment très bien écrits, et ce, même si tout ne rimait pas parfaitement. Les musiciens étaient TOP NOCH et accompagnaient leur soliste à merveille. Seul hic : j’ai raté (j’dois être sourde) quelques paroles en raison des cris trop forts du chanteur.

La forêt est reine. Elle nous survivra.

En photo: Antoine Lachance
Texte et photo: Aurélie Leclerc

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