Ce qui est terrible, c’est de jouer avec les paradoxes. Et Saint-Polaire surfe sur la vague des contrastes sans ciller. Influences hétéroclites, multiples, textes engagés, on se demande même s’il ne s’agit pas d’un pied de nez à une vague musicale inspirée des années 1970, alors que Guillaume Pelletier, leader du groupe, n’était même pas né… Allez, il faut tendre l’oreille, et ça en vaut la peine. Dès le premier morceau, nous serons propulsés dans leur petit monde rebelle, et comment ne pas réagir? Au fond, le principal, c’est de constater que le rock québécois n’est pas prêt à mourir. Tant qu’il y aura des Saint-Polaire...