Philippe Dandonneau en représentation le Dimanche 6 Avril au Gesù

Philippe Dandonneau_crédit_Émilie Tournevache

Philippe Dandonneau (dimanche 6 avril au Gesù)

L’intensité au rendez-vous!

par Mélanie Sédillot-Jomphe

Huit interprètes de talent, dont Philippe Dandonneau, seront sur scène pour présenter la pièce Crématorium, le dimanche 6 avril au Gesù. Représentant la marchandisation du corps, des mouvements vivants et dynamiques seront au rendez-vous!

« Officiellement, ça fait 17 ans que j’ai commencé à danser, mais seulement 2 ans que je commence à vouloir présenter mon travail et essayer de vivre de mon art », me confie Philippe Dandonneau lors de notre entrevue téléphonique. Titulaire d’un bac à l’UQAM en danse, il est très fier de pouvoir montrer son travail au plus grand nombre de gens possible dans le cadre du Festival Vue sur la Relève.

Comment décrirait-il son numéro? « C’est basé majoritairement sur une thématique populaire qui peut vraiment rejoindre monsieur et madame Tout-le-monde, même si ça semble un peu cliché. C’est un numéro facile à comprendre malgré qu’il ne soit pas narratif. Le message que j’essaie de transmettre, c’est qu’on est souvent piégé par l’industrie qui nous fait des accroires sur plein de choses, puis on se lance corps et âme dans des situations pas possibles. C’est d’exposer cette réalité au public tout en essayant de se sortir de cette marchandisation du corps. »

Passionné par la danse, Philippe Dandonneau a une vision un peu pessimiste de l’industrie culturelle. Cette conception de la société se retrouve donc dans son numéro par des mouvements violents et explosifs. On y retrouve un mélange de danse et de performance qui permet à tous de comprendre le message véhiculé : « Ma danse, c’est vraiment du concret. Tout le monde peut comprendre le numéro sans nécessairement avoir de texte. N’importe quel pays, n’importe quel objet et n’importe quelle langue peuvent s’y référer. »

La danse est un médium qu’il adore, car il est facile d’y transmettre des émotions : « Il y a une certaine agressivité dans mon travail qui se transfère bien à travers le corps et le mouvement qui ne serait pas nécessairement possible à travers les mots. »

Sa plus grande fierté réside dans le fait d’avoir réussi à monter un numéro comme Crématorium. Non seulement par ce numéro il a réussi à surmonter des défis tels que la gestion d’interprètes et à avoir la reconnaissance des gens du milieu, mais il a aussi invité des interprètes talentueux à entrer dans sa folie. Performance très physique, simulation d’orgie… Le spectateur en verra de toutes les couleurs!

Son conseil : « Je recommande au public d’être curieux et ouvert d’esprit. Venez voir les spectacles : les soirées partagées, c’est bien pour la démocratisation de l’art. Chaque soirée du Festival Vue sur la Relève offre de la variété. J’espère que les gens se laisseront transporter par mon univers et ils verront s’ils apprécient ou non. »

Pour acheter des billets : www.vuesurlareleve.com

 

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