Mourir de Moran

«Aurélie, tu as une passe VIP pour aller voir le lancement de disque de Moran? Peux-tu m’en avoir une aussi, je veux absolument venir le voir aussi!» s’est écriée ma mère lorsqu’elle a vu la programmation du Festival. Je me disais : ben voyons, il doit vraiment être bon pour que ma mère-qui-écoute-de-la-musique-québécoise-dans-ses-oreilles-depuis-qu’elle-a-5-ans trippe dessus à ce point.

Je t’assure que j’ai compris. C’est mon show de l’année.

Moran a une voix profonde, qui sort de ses tripes. Il chante avec une sensualité qui donne des chaleurs et avec une précision vocale parfaite. C’est un poète exceptionnel en plus de ça. Il nous a chanté ses peines, ses amours et ses folies, les mots déboulant de sa bouche comme de la soie. Son complice Thomas (très-méga-talentueux aussi) venait ajouter sa voix à celle de Moran, en créant des arrangements célestes qui rendaient tout ça presque féérique. Je paniquais je te jure. Tu sais quand tu as une boule d’émotion dans le ventre pis que t’as des larmes qui te montent aux yeux à toutes les trois secondes? J’ai eu ça du début à la fin. Pis en plus sa belle Cathertine Major et son amie Luce Dufault se sont jointes à lui pour deux chansons – deux autres artistes que j’adore.

Je sais pas quoi écrire d’autre, parce que je suis encore sous le choc.

J’ai acheté son CD. Tu devrais le faire toi aussi.

Merci Moran. Merci.

Se faire de la musique avec nos os/ Se faire venir avec nos mots.

Texte: Aurélie Leclerc
Photo : Mireille Jean

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