Je voudrais un bébé et des céleris

Valeurs - Désarroi - Nature

Ce sont les premiers mots lancés spontanément par les trois comédiens du Théâtre le Mimésis lorsque je leur ai demandé de me décrire leur pièce. Au départ, ça me paraissait un peu sans lien. Puis, j’ai compris ce qu’ils ont voulu me faire passer comme message. C’est une histoire intense où les genres se mélangent et se tortillent, où la narration jongle avec les dialogues. Quelques longueurs ont alourdi mon expérience mais je reste tout de même touchée par ce sujet tabou (les mères porteuses) et par le talent indéniable des trois protagonistes.

 La vie existe comme elle peut.

La suite ne pouvait pas être plus appropriée. J’ai eu un coup de coeur automatique en voyant débarquer sur scène ces deux fanfaronnes, habillées comme les caissières de vos supermarchés préférés. Dans un ton totalement absurde qui pourrait presque tirer vers la comédie musicale, elles ont fait éclaté la foule de rire (je m’inclus dans cette foule) à plusieurs reprises. Des carottes et des Red Bull qui dansent jusqu’au poireau-agresseur, elles ont tout de même réussi dans l’absurdité totale à faire ressortir un sujet choc: la routine et l’alimentation-accessoire. I ADMIT IT: c’est mon coup de coeur du Festival jusqu’à présent.

Texte: Aurélie Leclerc
En photo: La Fille du Laitier
Crédit photo: Charlotte Leprohon

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